Plan de relance : les mesures d’urgence pour le financement de la formation

Focus sur le plan de développement des compétences.

De quoi s’agit-il ?

Avec la réforme de la formation (2018), les entreprises de plus de 50 salariés ont été privées du bénéfice des fonds mutualisés gérés par les OPCO pour financer leurs actions de formation. Avec  la crise sanitaire, les partenaires sociaux ont engagé avec l’appui des fonds d’urgence et du plan de relance des accompagnements particulièrement attractifs pour les entreprises qui souhaitent renforcer les compétences de leurs salariés. 

 

Ces mesures concernent l’accompagnement du plan de développement des compétences. Elles peuvent concerner : l’accès au financement mutualisé pour des entreprises de plus de 50 salariés incluant pour partie le salaire du formé ou du formateur interne, la prise en charge d’action de positionnement des salariés, l’ingénierie pédagogique de mise en place de parcours individualisés ou d’actions de formations en situation de travail (AFEST), le financement d’actions de formations classiques, la prise en charge des coûts de transport, hébergement et restauration (THR)… 

 

Quel interlocuteur ?

Ces mesures, très larges, varient d’une branche à l’autre et c’est l’OPCO – Opérateur de compétences – qui est l’interlocuteur de l’entreprise.

 

Les entreprises doivent donc prendre contact avec leur OPCO pour disposer des informations opérationnelles sur ces dispositifs attractifs qui ont pour objet de préserver l’emploi et adapter les compétences aux mutations de l’entreprise (transition numérique, développement commercial…).

 

Un exemple pratique ?

A titre d’exemple, nous présentons ci-après les mesures d’accompagnent financier des  branches Bijouterie, Joaillerie, Orfèvrerie (BJOC) et Horlogerie (BIJOC). Elles ont signé un accord sur des mesures d’urgences en faveur de l’emploi et de la formation professionnelle, ainsi que sur les règles d’éligibilité du fonds de formation conventionnel. Ces mesures interviennent dans le contexte post crise sanitaire Covid-19, l’objectif étant de maintenir l’activité du secteur mais également d’anticiper les évolutions en matière de compétences. Désormais, toute action de formation professionnelle peut être financée par ce biais, soit dans un cadre de chômage partiel, normal ou renforcé, ou en dehors de toute mesure de chômage partiel

 

L’OPCO 2i présente ainsi le dispositif : Les mesures prévues dans ce cadre ont pour objectif de maintenir l’attractivité des métiers, de défendre l’emploi, d’anticiper les évolutions de compétences et qualifications nécessaires et de lutter contre l’obsolescence des compétences en favorisant la transmission des savoir-faire spécifiques à la filière. Ce plan de soutien s’élève à 9,5 millions d’euros, 6,5 millions d’euros provenant des fonds d’urgence dans le cadre de l’OPCO 2I, et 3 millions d’euros provenant des fonds de formation conventionnels de la branche.

 

Mesure d’urgence pour les entreprises de MOINS de 50 employés

  • Coût pédagogique jusque 30€/h (Delta jusqu’à 100€/h),
  • Salaire jusqu’au SMIC (Delta jusqu’à 30€/h),
  • 30% de l’ingénierie/positionnement du parcours de formation qui est essentiellement en interne,
  • 40% du salaire du formateur interne,
  • 100% des THR,
  • Ingénierie spécifique: jusqu’à 430€/h plafonné à 3000€,
  • Forfait CQP 3600€ + 120€/h.

 

Mesure d’urgence pour les entreprises de PLUS de 50 employés

  • Coût pédagogique jusqu’à 100€/h,
  • Salaire jusqu’à 30€/h,
  • 30% de l’ingénierie/positionnement du parcours de formation qui est essentiellement en interne,
  • 40% du salaire du formateur interne,
  • 100% des THR,
  • Ingénierie spécifique: jusqu’à 430€/h plafonné à 3000€,
  • Forfait CQP 3600€ + 120€/h.

Aller plus loin...

Financement métier

Le salarié peut il refuser un départ en formation ?

Avec la Loi « Avenir professionnel », la mise en place d’un plan de développement des compétences (qui succède au plan de formation) n’est plus obligatoire pour les entreprises. L’entreprise reste néanmoins responsable de la formation de ses collaborateurs.

Financement métier

A quoi sert le conseil en évolution professionnelle (CEP) ?

Le conseil en évolution professionnelle – CEP – est issu de la loi Sapin du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, l’emploi et la démocratie sociale. Selon l’Art. 6111-6 du Code du Travail « Toute Personne peut bénéficier tout au long de sa vie professionnelle d’un conseil en évolution professionnelle, dont l’objectif est de favoriser l’évolution et la sécurisation de son parcours professionnel. »

Financement métier

Opco : ce qui change pour l’entreprise & pour les salariés

Depuis le 1 avril, onze OPCO ont été agrées suivant le double critère de : Cohérence de la filière et/ou des branches représentées en son sein et de représentativité. Comment cette réforme impacte t’elle les entreprises et les salariés à partir de 2019 pour les opérations courantes qui étaient réalisées antérieurement avec l’OPCA ?